Petite île

Mélancolie préventive

Si vous me connaissez même un peu vous savez que je suis doctorant. Je n'ai pas le droit de me plaindre, la situation des doctorants qui ont un contrat doctoral (un salaire), en province, après les augmentations de salaire de doctorants des dernières années, n'est pas trop mal.

Mais c'est pas la situation la plus facile non plus. Vous en avez peut-être entendu parler, mais le monde académique tourne autour des contributions. Si tu ne contribues pas, tu n'existes pas. Je participe à plusieurs projets satellite à la production scientifique, mais tout semble, tomber à plat, être insignifiant, à coté de la production scientifique.

Ne tournons pas autour du pot : j'ai déjà une publication. C'est suffisant pour avoir une thèse, pas pour avoir un bon dossier. J'attend le retour d'une autre contribution qui devrait arriver aujourd'hui ou demain.

Si ça passe, j'ai juste à corriger les détails, mais le papier est validé. Mon directeur de thèse me paye un coup, on est tous heureux et je DOUBLE mon nombre de contribution. à partir de là, deux autres contributions dont une un peu "pivot" et j'ai un plutôt bon dossier.

Mais ça peux ne pas passer. Le résultat n'est pas réjouissant, si ça arrive il faudra corriger le papier et le re-publier quelque part. ça va nous demander du temps, de l'énergie qui impactera négativement les autres productions.

Donc je me met dans l'idée de la défaite. Je me dis que c'est foutu, que de toute façon les faiblesses du papier (qui existent objectivement) seront visible et que je ne met pas en tête l'idée que le papier est accepté. En vérité, il y a beaucoup d'aléatoire, ça dépend du point de vue des reviewers. Il y en a 3 en général, qui attribuent des notes de 1 à 5 voir de 1 à 7 (strong reject, reject, soft reject, neutral, soft accept, ect) et la moyenne va être retenue.

C'est une petite torture. J'ai juste envie d'avoir le résultat, pour pouvoir tourner la page en cas d'échec, ou, même si j'essaie de ne pas y penser (mais c'est impossible parce que le papier à en vérité des chances raisonnables de passer), fêter le coup en cas de victoire